Actualités | Mondial Relay m'a rendu service (et je déteste l'admettre)

Actualités | Mondial Relay m'a rendu service (et je déteste l'admettre)

 

Mondial Relay m'a rendu service (et je déteste l'admettre)

 

Il y a des journées où tout va de travers. Et puis il y a des journées où tout vade travers, mais où on finit par réaliser (plus tard) que c'était en fait la meilleure chose qui pouvait vous arriver.

Aujourd'hui appartient à la deuxième catégorie. (c'est pas pour autant que j'en suis contente).

 

Acte I : Le colis qui n'arrive jamais

Donc. Mondial Relay a perdu mon colis. Je ne vous refais pas l'histoire, si vous n'avez pas suivi le drama (c'est par ici)

Mais pendant que je gérais cette catastrophe administrative, il a bien fallu continuer à travailler (vous me connaissez, toujours en train de faire de tout, partout).

Et donc, j'ai profité de ce temps "mort" pour tester tout ce que j'avais sous la main. 

Les différents échantillons de tissus (vous aurez un article dessus la semaine prochaine), la chaleur, le facteur de "transpirance" du chien mais aussi le facteur de "scratchabilité" du tissu "velcro". Si, si, ces mots existent. Peut-être pas dans votre dictionnaire mais dans le mien, oui. Comme dirait l'autre, l'important c'est d'être compris.

 

Acte II : Le velcro qui ne passe pas le casting

Le "velcro", c'est un de ces composants qu'on ne teste pas vraiment parce qu'on pense le connaître. Tout le monde connaît le type "velcro". Ça accroche. On tire. Ça décroche. Fin de l'histoire.

Sauf que non.

Parce qu'il y a le "velcro" de la vieille trousse de secours de mémé qui date de 1898 et qui tient encore malgré deux cent déscratchages frénétiques au fur et à mesure des années. Et il y a le tissu type velcro qui lâche au deux centième déscratchage frénétique, tiré par une humaine au regard vitreux et au poignet en feu (ça c'est moi).

Le mien, évidemment, n'était pas de la même trempe que le velcro de mémé.

Pour un produit porté par un chien potentiellement actif, potentiellement mouillé, potentiellement enthousiaste à l'idée de se rouler dans quelque chose d'innommable et odorant, qui devra être mis, ôté, lavé, remis etc etc... un cycle de deux cent scratchages c'est pas un niveau de qualité acceptable.

C'est le genre de truc qui te vaut des retours clients et une mauvaise réputation.

Et ça c'est hors de question. L'idée même de commercialiser un truc nul m'est impossible à envisager. 

Sachant, en plus, que le fait que ce les habits soient 100% ajustable ça fait partie des choses qui me tiennent le plus à cœur. Donc il va falloir réfléchir vite et bien pour trouver une solution.

 

Acte III : La prise de conscience qu'on n'avait pas demandée

Et là, le moment de vérité, entre deux réflexions pleines de panique, et deux appels téléphoniques à ma Maman (toujours appeler sa maman quand c'est la crise, ça fait partie de mon pack "Angoisse" de base.)

Donc, à ce moment là, je percute et j'ouvre la scierie : 

Si le colis était arrivé normalement à l'usine

Si les patrons avaient été validés

Si la production avait suivi le calendrier prévu...

J'aurais lancé une pré-série entière avec ce tissu  "velcro".

Quatre cents unités.

Avec un système de fixation qui ne tient pas la durée...

Le scénario qui s'est offert à mes yeux alors m'a ravi : premiers retours à quelques semaines, clients mécontents, échanges à gérer, réputation ruinée dès le démarrage, et la nécessité de retravailler le composant de toute façon, mais en mode URGENCE et avec tout un stock sur les bras...

Et... Mondial Relay m'a évité ça.

Involontairement.

En faisant exactement ce qu'ils ne devaient pas faire (perdre mon colis SUPER IMPORTANT). 

 

Acte IV : Le changement de velcro

Bon du coup on arrive à la partie pas fun...

Une quantité de croquis et de brainstormings de moi à moi innombrables. 

Bref, c'est du temps.

C'est de l'argent pour trouver et tester et commander les nouveaux échantillons.

C'est du travail (que personne ne voit parce qu'il n'existe pas dans le produit final) et qui existe précisément pour que le produit final fonctionne.

C'est ça, le développement produit dans la vraie vie... Pas le schéma tout beau tout propre du business plan. Et franchement, ça fait peur !

La  vie et ses successions de petits problèmes résolus (on espère) avant qu'ils ne deviennent trop grands.  

 

 

Conclusion : merci, je suppose ?

Je veux quand même récupérer mon colis, qu'on se le dise !

Mais si quelqu'un m'avait dit en janvier que perdre un prototype allait me sauver d'une mauvaise pré-série, j'aurais rigolé très fort. Jaune, peut-être mais très fort quand même.

Le tissu velcro disparait. Le produit sera que meilleur. Et au moins j'ai eu une anecdote à vous raconter pour les coulisses de Canithermo.

 

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