Émotions et Comportement | Peut-on sauver certaines races ?

Émotions et Comportement | Peut-on sauver certaines races ?

Peut-on sauver certaines races ? Ce que la génétique et les éleveurs tentent aujourd'hui

 

Sources : Marsden et al. · Bannasch et al. · Liu et al. · Fawcett et al. · Lewis et al. · Alliance Française Canine · Kennel Club finlandais.



Une idée qui semblait impossible… et qui ne l'est plus

Pendant longtemps, une règle semblait intangible dans le monde de l'élevage canin : une fois une race reconnue, son patrimoine génétique ne devait plus être modifié. Les livres généalogiques étaient fermés et tout croisement avec une autre race était généralement considéré comme incompatible avec la notion même de race pure.

Aujourd'hui, cette vision est progressivement remise en question.

Les progrès de la génétique ont confirmé ce que de nombreux vétérinaires constataient déjà : dans certaines races, les maladies héréditaires ne sont pas seulement liées au hasard. Elles sont aussi la conséquence de décennies de sélection, d'une diversité génétique qui s'est appauvrie et de populations devenues parfois trop homogènes. 

Dans notre précédent article consacré à la génétique des races, nous avons expliqué comment les goulots d'étranglement, l'endogamie et l'utilisation répétée d'un nombre limité de reproducteurs avaient favorisé l'accumulation de certaines mutations au fil des générations.

Une autre question se pose alors : peut-on encore inverser cette tendance ?

Pendant longtemps, la réponse semblait simple : il suffisait de sélectionner les meilleurs reproducteurs de la race et d'écarter les chiens atteints de maladies héréditaires. Cette approche reste essentielle, mais elle atteint parfois ses limites. Lorsqu'une population a perdu une grande partie de sa diversité génétique, il peut arriver que les variants recherchés aient tout simplement disparu. Si tous les chiens portent déjà les mêmes mutations, sélectionner les "meilleurs" individus ne permet plus de retrouver une version plus favorable de ces gènes.

C'est dans ces situations qu'intervient une approche longtemps considérée comme impensable : l'outcross, ou croisement d'amélioration.

Contrairement à une idée reçue, il ne s'agit pas de créer une nouvelle race ni de remplacer les races existantes par des chiens croisés. Le principe est beaucoup plus précis. Un croisement est réalisé avec une race soigneusement choisie afin de réintroduire un patrimoine génétique devenu rare ou absent. Les descendants sont ensuite réaccouplés, génération après génération, avec des chiens de la race d'origine, jusqu'à retrouver presque intégralement ses caractéristiques. L'objectif n'est donc pas de transformer une race, mais de lui redonner une partie de la diversité génétique qu'elle a progressivement perdue.

Cette approche reste débattue. Certaines maladies peuvent être fortement réduites grâce à un croisement d'amélioration. D'autres sont liées à la morphologie même de la race et sont beaucoup plus complexes à corriger. Mais une chose est désormais acquise : dans plusieurs pays, cette stratégie n'est plus une simple hypothèse. Elle fait déjà l'objet de programmes officiels et de travaux scientifiques suivis sur plusieurs générations.

 

 

 

Pourquoi certaines races ne peuvent plus évoluer seules

Lorsqu'on évoque les croisements d'amélioration, une objection revient souvent : « Pourquoi ne pas simplement sélectionner les meilleurs chiens de la race ? »

La réponse est simple : parce que, dans certaines races, il n'existe parfois plus suffisamment de diversité génétique pour le faire.

Lorsque tous les reproducteurs sont très proches génétiquement, ils partagent aussi une grande partie des mêmes variants, y compris ceux qui augmentent le risque de certaines maladies. Dans ces conditions, éliminer quelques chiens de la reproduction ne suffit plus toujours à faire disparaître un problème déjà largement répandu dans la population.

C'est précisément ce que les généticiens cherchent à éviter. Leur objectif n'est pas seulement de réduire la fréquence d'une maladie, mais aussi de restaurer une diversité génétique suffisante pour permettre à la race d'évoluer durablement.

C'est là qu'intervient le principe de l'outcross.

Le croisement est réalisé avec une race compatible, choisie pour son état sanitaire et sa proximité avec la race concernée. Les descendants sont ensuite réintroduits progressivement dans la race d'origine grâce à plusieurs générations de croisements. L'idée n'est pas de conserver durablement un mélange entre deux races, mais d'apporter quelques variants génétiques devenus rares ou totalement absents.

Cette stratégie repose sur un principe bien connu en biologie : une population génétiquement plus diversifiée est généralement plus résiliente qu'une population où tous les individus sont très proches les uns des autres.

Cela ne signifie pas que tous les chiens croisés sont automatiquement en meilleure santé, ni que les races pures sont condamnées. Chaque situation est différente. Certaines races disposent encore d'une diversité génétique suffisante pour progresser grâce à une sélection raisonnée. D'autres, en revanche, semblent avoir atteint les limites de ce que cette sélection peut apporter.

Le meilleur exemple est celui du Dalmatien. Pendant des décennies, aucun éleveur n'était en mesure d'éliminer une maladie pourtant bien connue, tout simplement parce que tous les chiens de la race portaient déjà la même anomalie génétique. C'est cette situation exceptionnelle qui a conduit à l'un des programmes de croisement d'amélioration les plus célèbres au monde.

 

 

Le Dalmatien : quand un seul gène peut changer l'avenir d'une race

Le Dalmatien est probablement le meilleur exemple de ce que peut accomplir un croisement d'amélioration lorsqu'un problème génétique est parfaitement identifié.

Pendant longtemps, cette race a présenté une particularité unique dans le monde canin : tous les individus partageaient la même anomalie génétique.

Cette mutation concerne le gène SLC2A9, impliqué dans le transport de l'acide urique. Chez la plupart des chiens, l'acide urique est transformé puis éliminé sans difficulté. Chez le Dalmatien, ce mécanisme fonctionne différemment. L'acide urique s'accumule davantage dans les urines, augmentant le risque de calculs urinaires d'urate, parfois responsables d'obstructions graves, notamment chez les mâles.

Le plus problématique n'était pas seulement la maladie elle-même. C'était le fait qu'aucun Dalmatien n'était porteur de la version normale du gène... Autrement dit, sélectionner les meilleurs reproducteurs ne pouvait rien changer. Tous transmettaient la même mutation à leur descendance.

 

Une idée qui semblait hérétique

En 1973, le généticien américain Robert Schaible propose une solution radicalement différente.

Plutôt que d'essayer de sélectionner un gène qui n'existe plus dans la race, pourquoi ne pas aller le chercher... ailleurs ? Il réalise alors un croisement entre une femelle Dalmatien et un Pointer, une race qui possède naturellement la version normale du gène. À première vue, l'idée peut sembler contradictoire avec la notion de race pure. En réalité, l'objectif n'est pas de créer un chien mi-Dalmatien, mi-Pointer. Le Pointer n'intervient qu'une seule fois.

Les descendants sont ensuite accouplés avec des Dalmatiens de race pendant plusieurs générations. À chaque génération, la proportion de patrimoine génétique Dalmatien augmente, tandis que celle du Pointer diminue. Au bout de quelques générations, les chiens ressemblent en tout point à des Dalmatiens. Même morphologie, même robe, même tempérament. La seule différence se situe dans un gène : celui qui permet un métabolisme normal de l'acide urique. Aujourd'hui, ces chiens sont connus sous le nom de Dalmatiens LUA (Low Uric Acid).

 

Trente-cinq ans pour accepter un seul gène

On pourrait imaginer qu'un tel résultat ait été accueilli avec enthousiasme. Et bien... non.

Pendant plus de trente ans, le projet a suscité une vive opposition. Pour certains, le simple fait qu'un Pointer apparaisse plusieurs générations auparavant suffisait à considérer que ces chiens n'étaient plus de "vrais" Dalmatiens.  Pour d'autres, la question était différente.

Qu'est-ce qui définit réellement une race ? Son patrimoine génétique figé à une époque donnée, ou sa capacité à vivre longtemps et en bonne santé ?

Le débat a duré des décennies.

Ce n'est qu'après l'identification de la mutation responsable par les travaux de Danika Bannasch et de son équipe que le projet a progressivement été reconnu. Les analyses génétiques confirmaient ce que Robert Schaible défendait depuis le début : ces chiens étaient, à toutes fins pratiques, des Dalmatiens, avec un seul gène différent. L'American Kennel Club a finalement accepté leur enregistrement en 2011.

 

Un succès... mais pas un modèle universel

Le programme LUA est aujourd'hui considéré comme l'un des plus grands succès de la génétique canine moderne.

Il démontre qu'un croisement d'amélioration peut corriger durablement un problème de santé sans faire disparaître une race. Mais il rappelle aussi une chose essentielle : cette réussite repose sur une situation très particulière. Le Dalmatien souffrait essentiellement d'une mutation unique. Toutes les races ne sont malheureusement pas dans ce cas.

Chez certaines, les maladies dépendent de dizaines de gènes différents, auxquels s'ajoutent parfois des critères morphologiques eux-mêmes responsables des problèmes de santé.

C'est précisément le défi posé aujourd'hui par les races brachycéphales, et notamment par le Bouledogue français.

Le Bouledogue français : quand le problème est la morphologie elle-même

Le cas du Bouledogue français est très différent de celui du Dalmatien.

Chez le Dalmatien, les chercheurs cherchaient à réintroduire une version normale d'un seul gène. Chez le Bouledogue français, il n'existe pas de "gène miracle" capable de résoudre tous les problèmes. La difficulté vient de la manière dont la race a été sélectionnée au fil du temps.

Le museau très court, la tête large, les yeux proéminents, la queue naturellement très courte ou encore la silhouette très compacte sont autant de caractéristiques devenues emblématiques de la race. Mais ces critères sont aussi associés à plusieurs problèmes de santé bien documentés. 

Le plus connu est le syndrome obstructif des voies respiratoires des brachycéphales (BOAS). Le raccourcissement du crâne laisse moins de place aux tissus mous du nez et de la gorge, qui conservent pourtant une taille normale. L'air circule plus difficilement, ce qui peut provoquer un essoufflement important, une mauvaise tolérance à l'effort ou à la chaleur, voire une véritable détresse respiratoire chez certains chiens.

À cela s'ajoutent une fréquence plus élevée de certaines anomalies vertébrales, de troubles oculaires, de maladies dermatologiques liées aux plis cutanés et, chez de nombreuses femelles, des difficultés de reproduction pouvant nécessiter une insémination artificielle ou une césarienne. Contrairement au Dalmatien, ces problèmes ne sont pas liés à une seule mutation. Ils résultent de la combinaison de nombreux gènes et de décennies de sélection sur une morphologie devenue très extrême. Autrement dit, il ne suffit pas d'introduire un gène extérieur pour les faire disparaître.

Les premiers programmes de croisement d'amélioration

Face à ce constat, plusieurs pays ont décidé d'explorer une nouvelle voie.

En 2023, le Kennel Club finlandais a autorisé plusieurs programmes officiels de croisement d'amélioration concernant notamment le Bouledogue français et le Cavalier King Charles Spaniel.

L'objectif n'est pas de transformer ces races, mais de réintroduire progressivement de la diversité génétique afin de diminuer certaines prédispositions, tout en conservant leurs principales caractéristiques. Les races utilisées pour ces croisements sont sélectionnées avec soin. Elles doivent présenter un bon état sanitaire, des caractéristiques compatibles avec la race concernée et permettre, au fil des générations, de retrouver un chien correspondant au type recherché. Les premiers résultats sont encourageants, mais il faut rester prudent. Les études disponibles portent encore sur de petits effectifs et le recul manque pour évaluer les bénéfices sur plusieurs générations. La recherche avance, mais toutes les réponses ne sont pas encore connues.

Ce qui est certain, en revanche, c'est que la réflexion a changé. Pour certaines races, la question n'est plus seulement de sélectionner les meilleurs reproducteurs. Elle est aussi de savoir comment préserver leur avenir génétique.

 

 

Quand les éleveurs décident de faire évoluer leurs pratiques

Cette évolution ne concerne pas uniquement les chercheurs.

Depuis quelques années, une partie du monde de l'élevage s'interroge elle aussi sur les limites de la sélection traditionnelle. L'objectif n'est plus seulement de produire des chiens conformes à un standard, mais également de préserver leur santé, leur longévité et leurs capacités fonctionnelles. En France, cette réflexion est notamment portée par l'Alliance Française Canine.

Créée en 2016, l'association rassemble des éleveurs, des vétérinaires et des passionnés convaincus que la préservation des races passe aussi par une meilleure gestion de leur diversité génétique.

Elle défend plusieurs principes : encourager les dépistages des maladies héréditaires, limiter le recours excessif aux reproducteurs populaires, réduire l'endogamie et, lorsque la situation le justifie, permettre des croisements d'amélioration strictement encadrés.

Pour accompagner ces projets, l'Alliance Française Canine a créé un Registre du Croisement d'Amélioration (RCA). Les programmes sont suivis sur plusieurs générations, les filiations sont contrôlées génétiquement et les reproducteurs doivent répondre à des critères sanitaires précis. L'objectif est de garantir la traçabilité de ces démarches et d'éviter des croisements réalisés sans véritable stratégie.

Au-delà de ces programmes, certains éleveurs font également évoluer leur façon de sélectionner leurs chiens. Sans modifier leur race, ils privilégient des animaux capables de respirer normalement, de se déplacer sans difficulté, de travailler ou de pratiquer une activité physique, plutôt que de rechercher des morphologies toujours plus extrêmes.

Cette approche reste minoritaire, mais elle reflète une évolution profonde de la cynophilie moderne : la santé devient progressivement un critère de sélection aussi important que l'apparence. Pour beaucoup de généticiens, c'est probablement l'une des conditions indispensables pour permettre à certaines races de conserver leur identité... sans que celle-ci ne se fasse au détriment de leur bien-être.

Peut-on vraiment sauver une race ?

La réponse est oui, mais à une condition : accepter que préserver une race ne signifie pas seulement préserver son apparence. L'exemple du Dalmatien montre qu'un croisement d'amélioration peut résoudre durablement un problème génétique lorsqu'il est bien identifié et que la maladie repose essentiellement sur une seule mutation.

Le Bouledogue français, lui, rappelle que les situations sont parfois beaucoup plus complexes. Lorsqu'une race cumule plusieurs prédispositions liées à sa morphologie, il n'existe pas de solution simple. Améliorer sa santé demandera du temps, des données scientifiques, une sélection rigoureuse et, dans certains cas, une évolution progressive des critères de sélection eux-mêmes.

Une chose est néanmoins certaine : la génétique a profondément changé notre façon de voir les races canines. Pendant longtemps, la pureté généalogique était considérée comme une fin en soi. Aujourd'hui, de nombreux chercheurs défendent une autre vision : une race ne peut être réellement préservée que si elle reste capable de vivre en bonne santé.

Cette évolution ne signifie pas que toutes les races doivent être croisées, ni que les standards doivent disparaître. Au contraire, la majorité des races peuvent continuer à être améliorées grâce à une sélection rigoureuse, au dépistage des maladies héréditaires et à une meilleure gestion de la diversité génétique.

En revanche, lorsque cette diversité est devenue insuffisante, les connaissances scientifiques actuelles montrent que le croisement d'amélioration peut constituer un outil précieux. Non pas pour transformer une race, mais pour lui permettre de continuer à exister dans de meilleures conditions. Il y a encore quelques décennies, cette idée aurait probablement été rejetée par une grande partie du monde cynophile. Aujourd'hui, elle est étudiée dans les universités, discutée lors des congrès vétérinaires et déjà appliquée dans plusieurs programmes officiels. Le débat n'est donc plus seulement de savoir si ces approches sont possibles.

La véritable question est désormais de déterminer à partir de quel moment elles deviennent nécessaires.

 

 

 

Pour quel chien, dans quel contexte ?

Cet article s'adresse avant tout aux futurs propriétaires qui envisagent d'adopter un chien de race, mais aussi aux propriétaires qui souhaitent mieux comprendre pourquoi certaines maladies semblent particulièrement fréquentes dans certaines populations canines.

Il rappelle qu'un pedigree prestigieux ne garantit pas, à lui seul, une bonne santé. Les dépistages réalisés chez les reproducteurs, la transparence de l'éleveur, la diversité génétique des lignées et la prise en compte des connaissances scientifiques actuelles sont aujourd'hui des critères tout aussi importants.

Pour les éleveurs, ces travaux montrent également que préserver une race ne consiste pas uniquement à reproduire des chiens conformes à un standard. Cela implique aussi de transmettre aux générations futures un patrimoine génétique suffisamment diversifié pour limiter les maladies héréditaires et conserver les qualités fonctionnelles de la race.

 

 

Quand consulter ?

Si vous envisagez d'acquérir un chiot de race, il est utile de vous renseigner sur les dépistages réalisés chez les reproducteurs et sur les mesures mises en place par l'éleveur pour limiter les maladies héréditaires connues dans la race.

Selon les races, il peut s'agir de tests ADN, d'examens orthopédiques, cardiaques, ophtalmologiques ou neurologiques. Aucun de ces examens ne garantit un risque nul, mais ils permettent de réduire significativement la probabilité de transmettre certaines affections.

Si votre chien est atteint d'une maladie d'origine génétique, un vétérinaire pourra établir un diagnostic précis, évaluer son évolution et mettre en place une prise en charge adaptée. La génétique aide à comprendre l'origine de nombreuses maladies, mais elle ne remplace jamais l'examen clinique ni le suivi médical.


 


 

Sources 

  1. Marsden C.D. et al. (2016). Bottlenecks and selective sweeps during domestication have increased deleterious genetic variation in dogs. Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).
    PMCID: PMC4711855. PMID: 26699508.
  2. Bannasch D. et al. (2008). Mutations in SLC2A9 cause hyperuricosuria in the dog. PLoS Genetics.
    PMCID: PMC2581333. PMID: 18927680.
  3. Schaible R.H. (programme LUA Dalmatian). Documentation historique du Dalmatian Backcross Project, complétée par les archives de l'American Kennel Club concernant la reconnaissance des lignées LUA.
  4. The Kennel Club Finland. Programme officiel de croisements d'amélioration (cross-breeding programme) pour le Bouledogue français et le Cavalier King Charles Spaniel (2023).
  5. Liu N.C. et al. (2017). Conformational risk factors of brachycephalic obstructive airway syndrome (BOAS). PLoS ONE.
    PMCID: PMC5538678. PMID: 28759569.
  6. Fawcett A. et al. (2019). Consequences and management of canine brachycephaly in veterinary practice. Veterinary Record.
    PMID: 31375562.
  7. Alliance Française Canine. Documentation sur le Registre du Croisement d'Amélioration (RCA), les objectifs de diversification génétique et les programmes de croisements encadrés.
  8. Lewis T.W. et al. (2015). Trends in genetic diversity for all Kennel Club registered pedigree dog breeds. Canine Genetics and Epidemiology.
    PMCID: PMC4579366. PMID: 26401341.

 



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